February 17, 2026 - (Ottawa, ON) - Sport is often viewed as a meritocracy. Performance determines selection, playing time, and success. In theory, the fastest, strongest, or most skilled athletes rise to the top, and factors such as race, background, or identity are not supposed to matter. This ideal is part of what makes sport so powerful. It suggests that competition can unite people beyond ideology, borders, and social divisions.
As a Black sports lawyer, Black History Month invites me to reflect on how this ideal applies not only on the field of play, but also in the way sport is governed. That reflection is shaped by what I see in my professional work with sport organizations and by what is happening more broadly in society. It raises questions about who makes decisions in sport and how those decisions shape participation, culture, and opportunity.
Governance in sport operates differently from competition. Boards of directors and senior decision-makers are not chosen based on speed, strength, or statistics. They are entrusted with overseeing operations, finances, policies, and long-term direction. This work requires commitment, judgment, and often personal sacrifice, particularly where leadership roles are unpaid or carried alongside full-time employment. Anyone who has served on a board knows how demanding that responsibility can be.
At the same time, governance is not only about technical competence. It is also about legitimacy. For sport organizations, legitimacy flows from the people they serve, including athletes, families, members, and the broader community. When decision-makers do not reflect those groups, there is a risk that important perspectives will be missing from the room. Over time, this can influence how policies are written, how disputes are managed, and how welcoming an organization feels to current and future participants.
From a governance and risk management perspective, this matters. Leaders that understand their communities are better positioned to anticipate issues, respond to concerns, and build trust. Diverse perspectives strengthen decision-making by encouraging different ways of seeing an issue. This is not about lowering standards or replacing merit with symbolism. It is about recognizing that competence in governance benefits when the people making decisions reflect the diversity of those they serve.
There is also a practical dimension tied to growth and sustainability. Many sports organizations are working to expand participation and remain relevant in increasingly diverse communities. Leadership that reflects those communities can improve outreach, reduce barriers to entry, and help ensure that programs are designed with real participants in mind. In this sense, diversity supports not only inclusion but also organizational strength.
Black History Month offers a moment to reflect on who has historically had access to sport, both on the field and in leadership. For me, that reflection is not about assigning blame or prescribing rigid models of governance. It is about asking whether existing structures continue to serve the people for whom they were created, and whether they can evolve to reflect the realities of today’s sporting communities.
Sports organizations should embrace diversity as a fundamental value to inform decisions and guide behaviours. Boards, executives, and senior staff should be qualified, committed, and capable, while also being attentive to the communities they serve. When the Board reflects the diversity of the people they are serving , sport is better positioned to fulfill its promise, not only as a merit-based competition, but as a shared institution that brings people together.
Contact Sport Law lawyer and blog author Mike Fleurantin.
FRENCH VERSION
Méritocratie, représentation et gouvernance dans le sport
Le sport est souvent perçu comme une méritocratie. La performance détermine la sélection, le temps de jeu et la réussite. En théorie, les athlètes les plus rapides, les plus forts ou les plus habiles atteignent le sommet, et des facteurs comme la race, le milieu d’origine ou l’identité ne sont pas censés entrer en ligne de compte. Cet idéal fait partie de ce qui rend le sport si puissant. Il laisse entendre que la compétition peut rassembler les gens au-delà des idéologies, des frontières et des divisions sociales.
En tant qu’avocat noir spécialisé en droit du sport, le Mois de l’histoire des Noirs m’invite à réfléchir à la manière dont cet idéal s’applique non seulement sur le terrain, mais aussi à la façon dont le sport est gouverné. Cette réflexion est façonnée par ce que j’observe dans mon travail professionnel auprès d’organisations sportives, ainsi que par ce qui se passe plus largement dans la société. Elle soulève des questions sur l’identité de ceux et celles qui prennent les décisions dans le sport et sur la façon dont ces décisions influencent la participation, la culture et les possibilités.
La gouvernance dans le sport fonctionne différemment de la compétition. Les membres du conseil d’administration et les décideurs principaux ne sont pas choisis en fonction de la vitesse, de la force ou des statistiques. On leur confie la supervision des opérations, des finances, des politiques et de l’orientation à long terme. Ce travail exige de l’engagement, du jugement et, souvent, des sacrifices personnels, en particulier lorsque les rôles de leadership sont bénévoles ou assumés en parallèle d’un emploi à temps plein. Quiconque a siégé à un conseil sait à quel point cette responsabilité peut être exigeante.
Par ailleurs, la gouvernance ne se résume pas seulement à des compétences techniques ; elle concerne également la légitimité. Pour les organisations sportives, la légitimité découle des personnes qu’elles servent, notamment les athlètes, les familles, les membres et la collectivité au sens large. Lorsque les décideurs ne reflètent pas ces groupes, il y a un risque que des perspectives importantes manquent dans la salle. Avec le temps, cela peut influencer la manière dont les politiques sont rédigées, les différends sont gérés et une organisation paraît accueillante pour les participants actuels et futurs.
Du point de vue de la gouvernance et de la gestion des risques, cela importe. Des dirigeants qui comprennent leurs communautés sont mieux placés pour anticiper les enjeux, répondre aux préoccupations et instaurer la confiance. La diversité des perspectives renforce la prise de décision en encourageant différentes façons d’aborder un problème. Il ne s’agit pas d’abaisser les normes ni de remplacer le mérite par du symbolisme. Il s’agit de reconnaître que la compétence en matière de gouvernance s’améliore lorsque les personnes qui prennent les décisions reflètent la diversité de celles qu’elles servent.
Il existe également une dimension pratique liée à la croissance et à la durabilité. De nombreuses organisations sportives cherchent à accroître la participation et à demeurer pertinentes au sein de communautés de plus en plus diversifiées. Un leadership qui reflète ces communautés peut améliorer les efforts de mobilisation, réduire les obstacles à l’accès et contribuer à s’assurer que les programmes sont conçus en fonction des réalités des participants. En ce sens, la diversité favorise non seulement l’inclusion, mais aussi la solidité organisationnelle.
Le Mois de l’histoire des Noirs est l’occasion de réfléchir à qui a historiquement eu accès au sport, que ce soit sur le terrain ou aux postes de direction. Pour moi, cette réflexion n’a pas pour but de blâmer quiconque ni d’imposer des modèles de gouvernance stricts. Il s’agit plutôt de se demander si les structures actuelles continuent de servir les personnes pour lesquelles elles ont été créées, et si elles peuvent évoluer pour refléter les réalités des communautés sportives d’aujourd’hui.
Les organisations sportives devraient adopter la diversité comme une valeur fondamentale afin d’éclairer les décisions et de guider les comportements. Les membres du conseil d’administration, les dirigeants et le personnel de direction devraient être qualifiés, engagés et compétents, tout en demeurant attentifs aux communautés qu’ils servent. Lorsque les membres du conseil d’administration reflètent la diversité des personnes qu’ils servent, le sport est mieux placé pour tenir sa promesse, non seulement en tant que compétition fondée sur le mérite, mais aussi en tant qu’institution partagée qui rassemble les gens.
